L’école ? Elle revient de loin, elle va mieux merci ! Continuons
Le bilan à l’enseignement est très positif. Pour la première fois, le Contrat pour l’école a permis une stratégie globale pour notre enseignement, après une concertation avec tous les acteurs de terrain.
90 % des mesures du Contrat pour l'école ont été exécutées.
Aujourd’hui il y a plus d’enseignants dans les écoles, plus de moyens pour les bâtiments, plus de moyens pour l’apprentissage des langues, des élèves mieux évalués, des profs mieux payés. Et tout cela, sans un seul jour de grève en 5 ans !
Les principales mesures du « Contrat pour l’école » :
Ø Au cours de cette législature, 2750 enseignants ont été engagés pour renforcer l’encadrement des élèves. Et 1400 enseignants supplémentaires rejoindront bientôt les écoles en difficulté ;
Ø Leurs salaires ont été revus à la hausse, la prime de fin d’année payée en décembre et le pécule de vacances avant la fin de l’année scolaire ;
Ø Pour la première fois, des évaluations externes et régulières sont mises en place pour diagnostiquer les difficultés et aider les enseignants à améliorer la qualité des apprentissages. Un examen unique (le « TESS », test d’enseignement secondaire supérieur) sera mis en place dès 2010 pour tous les rhétoriciens afin d’assurer à tous un diplôme de
qualité ;
Ø Les directeurs d’écoles ont obtenu un nouveau statut et des aides administratives pour consacrer plus de temps au projet éducatif et moins aux tracasseries administratives ;
Ø 1 milliard d’euro sera investi dans la rénovation des bâtiments scolaires, via les « Partenariats publics privés » ;
Ø L’enseignement technique et professionnel est encouragé et modernisé, avec notamment 6 millions d’euros par an pour l’équipement de base des établissements d’enseignement qualifiant et la généralisation des stages en entreprise pour les 55.000 élèves du 3ème degré de l’enseignement technique et professionnel. D’ici 2013, 31 Centres de Technologies Avancées auront été labellisés ;
Pour la première fois depuis longtemps on n’a plus fait d’économie sur le dos de l’école : on a investi ; on a amélioré ; on a renforcé. On peut toujours critiquer un bilan mais, pour le PS, ceux qui ne cessent de critiquer en dépit de la réalité, soit ne connaissent pas le bilan, soit ne connaissent pas l’école.
Demain, il faudra poursuivre ces efforts sans relâche et dans la continuité des jalons qui ont été posé, pour garantir à tous les enfants l’école d’excellence qu’ils sont en droit d’attendre.
Comment ?
Dans la plupart des pays du monde, la réforme de l’enseignement est une priorité majeure. Partout dans le monde, la complexité des réformes et l’incertitude quant aux résultats à en attendre prêtent à controverse.
Il n’est pas simple de toucher à la manière dont un système scolaire est conçu. Il n’est pas simple de changer ce qui se passe dans l’exercice d’un métier pratiqué par quelques 120.000 personnes. Il n’est pas simple non plus de s’assurer de la qualité des apprentissages du million d’enfants qui fréquentent le système scolaire.
Pourtant, une action politique en ce sens est nécessaire, et ce n’est pas un slogan.
Il est donc du devoir du politique de s’atteler aux causes qui freine changement et efficacité. Chez nous, coexistence de plusieurs réseaux, filières et options créent l’éclatement du système et des moyens. Or plus l'offre est importante, plus il y a d'inégalités. Certains choix de filières se révèlent de véritables passeports pour l'emploi, alors que d'autres aboutissent à des voies de garage.
Or, la meilleure arme face à la crise économique et financière, c’est un enseignement visant l’excellence pour tous les jeunes. Avec tous les acteurs de l’école, nous devons tendre vers un objectif commun : offrir à chaque jeune une formation de pointe, avec des outils modernes, correspondant aux opportunités et aux attentes de notre société.
Ainsi, parmi les priorités du PS pour la prochaine législature, figureront notamment :
-> le renforcement des apprentissages de base dès la première primaire ;
-> une deuxième langue dès la première primaire dans toutes les écoles, accompagner le développement de l’immersion et deux fois plus de bourses pour des stages de langues pour les élèves et les enseignants, afin de donner la possibilité à tous les francophones de devenir au moins bilingues ;
-> une école de la réussite fondée sur le diagnostic des difficultés des élèves et la pratiques de la remédiation immédiate, et ce tout au long de la scolarité. L’efficacité de ces méthodes et le changement des mentalités en matière de sélection des élèves devraient nous amener vers une école sans redoublement ni filière de relégation ;
-> des investissements dans des équipements et du matériel modernes, en particulier dans l’enseignement qualifiant, pour faire de cet enseignement une filière d’excellence ;
-> une formation initiale portée à 5 ans pour les enseignants et des outils performants pour les aider à gérer les différences d’apprentissage au sein de la classe.
Le PS veut également investir massivement dans l’enseignement supérieur et la recherche, qui constituent une plus-value importante de la Belgique par rapport à nos pays voisins.